Le mot de la Présidente

 

Nous sommes une association militante et l’un de nos devoirs est de suivre et de rendre compte de l’actualité. C’est pourquoi nous avions décidé pour ce 29 Novembre qui s’inscrit dans la Journée Internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des Femmes, de donner la place à la question de la responsabilité de l’Éducation des Filles et des Garçons dans la construction des violences conjugales.
Je crois pouvoir dire qu’Edith Marvejuouls, au travers de sa conférence « Inégalité Filles-Garçons : terreau des violences sexistes », puis les participantes et participants de la table ronde, élus et professionnelles, en répondant à la question « Comment mettre en marche l’égalité réelle dans une société démocratique » ont fait beaucoup pour diffuser les idées  que nous défendons comme essentielles pour lutter contre les violences faites aux femmes et aux enfants.

 

Le 21 Novembre, SFB a pris possession de son local, situé 44 bis, avenue de la République à Lanton. Ce même jour nous y avons reçu Naïma Charaï, Conseillère Régionale d’Aquitaine, en charge des solidarités, de l’égalité Femmes-Hommes et de la lutte contre les discriminations : « Je ne pouvais pas être présente le 29 Novembre pour votre conférence mais je tenais à venir aujourd’hui pour vous assurer du souci de la Région Aquitaine d’être au plus près et à l’écoute des Associations qui oeuvrent auprès des Femmes victimes de violences sur tout le territoire ».

Au-delà de l’encouragement apporté par cette visite, plus largement et c’est le plus important nous avons exprimé et échangé sur les idées essentielles qui ont fondé notre création il  y a 2 ans.

Cette soirée du 29 Novembre est importante pour toutes et tous et je veux particulièrement remercier les membres de l’Association qui par leur présence active et leur aide a permis ce que j’ose appeler la réussite de cette grande rencontre.

 

 

Joe MERCIER


 


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SOLIDARITE FEMMES BASSIN SUR LES ONDES

RADIO CAP FERRET a consacré une émission à notre association.

Retrouvez l'émission en cliquant sur le lien :

 

http://www.radiocapferret.vaziva.com/28-aout-f-certano-et-c-grossot/

Rendez-vous de rentrée à Audenge, Lanton et Andernos

Solidarité Femmes Bassin a participé aux forums des Associations d'AUDENGE, LANTON et ANDERNOS LES BAINS

Quels moyens pour accompagner les femmes victimes de violences ?

Article de Madame Josèphe MERCIER, Présidente de l’Association SOLIDARITE FEMMES BASSIN

 

J’ai entendu ce samedi matin 23 août sur France Inter  Ernestine Ronai, la coordinatrice nationale pour la lutte contre les violences conjugales de la mission interministérielle pour la protection des femmes. Étant moi-même présidente d’une jeune association qui dans le Bassin d’Arcachon accueille et accompagne des femmes victimes de violences conjugales, j’ai évidemment été intéressée par l’annonce de l’extension du téléphone grand danger. Ce dispositif, étendu à tous les départements, doit permettre aux femmes en très grand danger et harcelées par leur partenaire ou ex-partenaire de prévenir la police si le danger devient imminent, afin que celle-ci intervienne dans les plus brefs délais pour empêcher une agression, voire un meurtre.

 

Que de chemin parcouru pour la cause des femmes victimes de violences conjugales depuis le 1er août 2003, qui vit en plein cœur de l’été le décès de Marie Trintignant. En 2007, alors que j’étais présidente de la Fédération Nationale Solidarité Femmes, le téléphone national d’écoute pour les violences conjugales que la FNSF avait créé 15 ans auparavant, devenait « le 3919 ». En juillet 2010, était votée la loi relative aux violences faites spécifiquement aux femmes. Et ce ne sont que deux exemples parmi d’autres de ce qui a jalonné en France la lutte contre les violences faites aux femmes, en particulier au sein du couple, ces 10 dernières années.

 

Le dispositif téléphone grand danger est un signe supplémentaire de la reconnaissance par les pouvoirs publics de la gravité de ce problème de société et je m’en réjouis. Mais alors, comment comprendre que si peu de moyens soient donnés à ces actrices de premier plan que sont les associations spécialisées dans l’accompagnement des femmes victimes. S’il est vrai que la lutte contre ces violences intolérables doit être l’affaire de tous, et en particulier de tous les acteurs sociaux et politiques qui y sont confrontés, il ne faut pas oublier les fonctions de première ligne de ces associations de terrain.

 

Solidarité Femmes Bassin, créée il y a moins de deux ans, en novembre 2012, a déjà été saisie de plus de soixante situations de femmes en détresse. A toute heure, tous les jours de l’année, les bénévoles formées à cet accompagnement spécifique ont vocation à répondre à une femme victime ainsi qu’à des voisins témoins, à la gendarmerie, aux élus, … en fait à toute personne ayant connaissance d’une situation de maltraitance.

 

Cet été, l’accueil téléphonique de Solidarité Femmes Bassin n’a pas connu d’interruption. Pourtant, samedi matin cette annonce a été pour moi le signe de la fin de la trêve estivale. Bientôt nos présences aux forums des associations de Lanton et d’Andernos, nous donnerons l’occasion de sensibiliser et d’informer le public sur le chemin parcouru mais également sur tout ce qu’il reste à faire.

 

 

 

Loi sur l'égalité femmes/hommes validée par le Conseil Constitutionnel

La loi pour l'égalité réelle entre les femmes et les hommes a été signée et promulguée. Cette loi, en allongeant la durée de l'ordonnance de protection à 6 mois, renforce un dispositif destiné aux femmes victimes de violences.

De plus, une prolongation par saisine du Juge aux Affaires Familiales) dans le cadre de l'exercice de l'autorité parentale devient possible. L'application de ce dispositif devra être accrue dans tous les départements afin de permettre à plus de femmes et d'enfants - qui seront également concernés si des faits de violence sont commis à leur égard - d'en bénéficier.

 

Cette loi permet aux victimes de violences de dissimuler leur domicile ou leur résidence en élisant domicile chez une personne morale qualifiée, ce que réclamaient depuis des années les associations du réseau Solidarité Femmes. Afin de mieux protéger les enfants, les tribunaux devront se prononcer sur le retrait total ou partiel de l'autorité parentale lorsqu'un des parents a commis un meurtre ou des actes de torture sur la personne de l'autre parent. Plusieurs associations Solidarité Femmes avaient soutenu en ce sens des familles endeuillées lors d'homicide de femmes.

 

La Fédération Nationale Solidarité Femmes attend que la loi Famille soit encore largement amendée pour tenir compte des violences dans le cadre de l'exercice de l'autorité parentale.

Enfin, nous nous réjouissons du renforcement de la lutte contre le système prostitutionnel et du droit des femmes à disposer librement de leur corps, éléments essentiels pour garantir aux femmes la liberté et l'égalité