Entrée en vigueur de la Convention d'Istanbul

La France a été le 13ème Etat à avoir ratifié cette convention visant à protéger les femmes contre toutes les formes de violences.

Nous reproduisons ci-dessous le communiqué du Conseil de l'Europe du 1er Août 2014 : 

 

Avec l'entrée en vigueur aujourd'hui de la Convention sur la prévention et la lutte contre la violence à l'égard des femmes et la violence domestique, l'Europe joue un rôle moteur dans la protection des droits des femmes dans le monde.

 

Ce texte, également appelé "Convention d'Istanbul" car il a été ouvert à la signature dans cette ville il y a trois ans, oblige les Etats qui l'ont ratifié à prendre des mesures spécifiques pour lutter contre toutes les formes de violence domestique, de mariage forcé ou de mutilations génitales féminines.

 

Les ONG, les Etats et la société civile célébreront l'entrée en vigueur de la Convention le 19 septembre à Rome, lors d'une conférence internationale organisée par le Conseil de l'Europe, le ministère italien des Affaires Etrangères et la Chambre des Députés italienne.

L'un des points forts de la Convention - qui est ouverte à tous les pays du monde - réside dans la création d'un groupe d'experts indépendant qui rendra compte du respect de ces normes par les Etats.

D'après une récente analyse, des lois et des pratiques en matière de lutte contre la violence à l'égard des femmes dans les Etats membres du Conseil de l'Europe, les gouvernements ont adopté des initiatives prometteuses et des mesures qui reflètent les directives énoncées dans la Convention. Mais cette analyse, publiée par la Commission pour l'égalité entre les femmes et les hommes du Conseil de l'Europe, fait également état de lacunes et d'insuffisances.

En proposant un cadre complet et juridiquement contraignant, la Convention encouragera les mesures de prévention et de protection et devrait se traduire par une augmentation des enquêtes, des poursuites et des condamnations des auteurs de violence.

 

"Tous les Etats doivent maintenant agir afin d'améliorer la vie de nombreuses femmes et filles qui sont victimes de violences pour la simple raison qu'elles sont des femmes"

(Thorbjorn Jagland, Secrétaire Général du Conseil de l'Europe)